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L’adoration, le sacrifice de notre être - 1/6

Une définition simple de l’adoration serait le fait de rendre un culte, un hommage, c'est-à-dire marquer le respect avec révérence, soumission.



En hébreu le terme pour adorer est shahah, qui signifie littéralement « se prosterner, se courber ». L’adoration est donc déjà, au-delà d’un chant, une posture physique, concrète. C’est être face contre terre. On retrouve donc cette notion de révérence et de soumission.



Le premier adorateur, ou du moins la première fois que l’on trouve le terme « adorer » dans la Bible, c’est avec Abraham qui prend son fils pour l’emmener sur la montagne « pour adorer » (Ge 22,5). Pour cela, il fallait une chose essentielle, un corps un sacrifier, à offrir à Dieu. Et lorsqu’un peu plus tôt Dieu a commandé à Abraham d’offrir son fils en sacrifice, nous connaissons l’histoire : il a accepté. Mais nous savons aussi qu’un ange l’a arrêté juste avant de le tuer. Ce que Dieu demandait finalement comme sacrifice, c’était celui de son cœur, c’était sa volonté, son âme, son être tout entier, au-delà des sentiments. Et c’est ce qu’Abraham lui a offert. Nous voyons ici que l’adoration est intimement à liée à l’obéissance, même si l’on ne comprend pas les raisons. C’est d’ailleurs ce que l’on demande de nos enfants, une obéissance sans discuter. Ce n’est pas facile, mais c’est essentiel pour marcher avec Dieu. Il n’a pas à se justifier, ni à rendre de comptes. Mais obéir, c’est commencer à adorer, c’est en être sur le chemin, et c’est indispensable.



Enfin nous lisons que l’Eternel a lui-même pourvu une bête à sacrifier. Il a honoré l’obéissance d’Abraham par sa provision et son miracle. Et c’est toujours le résultat de l’adoration, accéder à la provision de Dieu, à la révélation de sa bonté et de ses miracles. Tout donner pour Dieu est nécessaire, c’est l’honorer, et c’est lui faire confiance au-delà de la raison, c’est tout mettre à plat devant lui, face contre terre.



Selon le Psaume 29,2, adorer c’est « rendre gloire à l’Eternel pour son nom ». C’est encore chanter pour l’honorer (Ps 66,4). C’est, comme Abraham, offrir un sacrifice à Dieu, un cadeau de grande valeur ; également comme les mages d’Orient qui apportent des présents à Jésus pour adorer le nouveau roi. On n’est bien évidemment pas sur du matériel, bien que nos dons et nos services participent à notre adoration, c’est certain. Mais c’est tout notre être que Dieu veut nous voir offrir.



Nous venons de parler de service, et Jésus nous le rappelle dans Luc 4,8 : « Jésus lui répondit : Il est écrit : Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu le serviras lui seul ». Notre adoration à Dieu se manifeste également dans le concret par les services. Mais elle commence dans l’invisible, dans notre esprit. « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité ; car ce sont là les adorateurs que le Père demande » (Jn 4:23). On ne peut pas tromper Dieu sur ce que nous lui offrons. Il n’y a pas de demi-mesure, il voit et connaît toute chose. Voyez ce qui est arrivé à Ananias et Saphira lorsqu’ils ont essayé de tromper Dieu, alors que sa gloire sa manifestait grandement. Ils ont perdu la vie car la crainte de l’Eternel n’était pas dans leur cœur et ils ont cru pouvoir le tromper. L’adoration commence donc dans l’invisible, notre esprit pleinement à Dieu, et elle se manifeste pleinement dans notre vie, par nos actions et notre service pour lui.








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© Cédric Fruhinsholz, juillet 2018