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L’Eternel impose les règles - 2/3

Revenons maintenant à notre proclamation de départ : « L’Eternel a donné, l’Eternel a pris. Que le nom de l’Eternel soit béni ! » (Job 1,21b). Le contexte nous enseigne que Job a vu juste : Dieu est souverain et contrôle tout, le bien qui lui est arrivé, mais aussi le mal qui s’est abattu sur lui. Cela signifie-t-il que Dieu fait le mal ? Aucunement ! Nous connaissons l’auteur du mal, et c’est Satan. Mais il est écrit noir sur blanc que l’Eternel a retiré sa main, lui laissant le champ libre. En d’autres termes, Dieu n’a pas perdu le contrôle de la situation, au contraire, il en a établi les limites : « seulement, épargne sa vie. » Car en effet, quoi que Satan puisse faire, il est soumis à l’Eternel qui impose les limites, c'est-à-dire qui décide des règles.



Le monde ne tourne pas de manière aléatoire, il est régi par des lois physiques et spirituelles, sans quoi il ne subsisterait pas. Le hasard n’existe pas, comme beaucoup pourraient le croire. Lisons ce qu’en dit Salomon dans ses proverbes : « On jette le sort dans le pan de la robe, mais toute décision vient de l’Eternel » (Proverbes 16:33). Il n’y a pas de plus grand hasard que de tirer au sort, comme il était coutume de faire en Israël, mais le roi Salomon, dans sa grande sagesse et sa connaissance de Dieu, ne laisse planer aucun doute : toute décision vient de l’Eternel ! C’est-à-dire que rien ne lui échappe. La marge de manœuvre que peut avoir l’ennemi sur la terre et dans nos vies est entièrement limitée, comme les barreaux de la cage d’un lion. Mais cet espace de « liberté », il compte bien l’utiliser.



Retenons bien ceci, c’est que Dieu ne fait pas le mal et n’est pas à l’origine du mal. Il ne nous tente pas et ne nous fait pas souffrir. Mais quelle que soit la situation, il est assis sur son trône, souverainement et il gouverne sa création. Il connaît d’avance les stratagèmes de l’ennemi, il connaît d’avance ce qui va nous atteindre. Car l’ennemi est à l’œuvre contre les enfants de Dieu et contre les projets de Dieu, mais il n’a reçu de pouvoir que ce que l’Eternel lui a laissé. Satan n’est pas encore lié comme il le sera dans le millénium et il en profite tant qu’il est encore temps pour lui, mais une chose est sûre, il est déjà vaincu !



Dès la création du monde, l’Eternel a délimité les choses. Tout a sa place et doit respecter cet ordre divin. Il a défini « une limite à la mer, pour que les eaux n’en franchissent pas les bords, lorsqu’il posa les fondements de la terre » (Proverbes 8,29) et « ses flots s’agitent, mais ils sont impuissants ; ils mugissent, mais ils ne la franchissent pas » (Jérémie 5,22b). Les vagues peuvent être violentes, mais elles sont soumises à leurs limites, tout comme Satan, tel « un lion rugissant, cherchant qui il dévorera » (1 Pierre 5,8), jusqu’à ce que Dieu lui dise « tu n’iras pas au-delà, ici s’arrêtera l’orgueil de tes flots » (Job 38,11). Cela vaut pour toute la création, physique et spirituelle. Et en tant que chrétiens, citoyens du Royaume des Cieux, Dieu nous assigne un champ d’action, une autorité particulière pour le territoire qu’il nous confie et que nous ne devons pas dépasser. Paul s’y est tenu, et nous le devons aussi : « Pour nous, nous ne voulons pas nous glorifier outre mesure, mais seulement dans la limite du champ d’action que Dieu nous a assigné en nous amenant jusqu’à vous. Nous ne dépassons point nos limites… » (2 Corinthiens 10,13-14).



Dieu est donc bien souverain sur le bien comme sur le mal qui est fait, car c’est lui qui a fixé les limites, que nul ne peut dépasser. Grâce à cela, l’ennemi ne pourra jamais nous éprouver au-delà de nos forces. Alors même que l’épreuve est là, notre Dieu, qui est fidèle, a déjà préparé aussi le moyen de la supporter (1 Corinthiens 10,13). Ça ne signifie pas que ce sera toujours facile, et malheureusement, nous ne comprenons pas toujours le pourquoi de ces événements difficiles qui nous arrivent. Jésus ne nous a pas laissés sans nous prévenir des difficultés à venir, mais nous a encouragés, en Jean 16,33 : « Je vous ai dit ces choses afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations (afflictions) dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. » Il ne faut bien sûr pas s’attendre au malheur au point de craindre qu’il nous atteigne, mais il ne faut pas non plus ignorer la réalité du combat entre la lumière et les ténèbres. Pour cela Jésus nous équipe d’une arme redoutable, la paix en lui et l’assurance de sa victoire sur le monde.








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© Cédric Fruhinsholz, juillet 2018