Loading...

La folie de Dieu - 1/5

Peut-on vraiment parler de folie de Dieu ? Je crois que oui, à en croire l’apôtre Paul dans sa première épître aux Corinthiens 1,25 : « Car la folie de Dieu est plus sage que les hommes, et la faiblesse de Dieu est plus forte que les hommes. »



La folie de Dieu est plus sage que les hommes, que toute la sagesse que nous pourrions imaginer ! Tous les efforts, les écrits, les déductions de nos imposants philosophes n’atteignent même pas ce que Paul appelle la faiblesse de Dieu. Ça nous montre à quel point l’Eternel est grand et dépasse notre entendement !



Mais si l’on prête suffisamment attention aux œuvres de Dieu dans sa Parole, ainsi que dans nos vies, nous allons vite réaliser à quel point, en effet, ses plans nous paraissent fous. Qui dira le contraire ? Qui n’a jamais été surpris, étonné, émerveillé par la manière dont le Seigneur a géré des choses qui semblaient impossibles, des situations sans issues ? Je parle de situations que nous lui avons confiées, bien entendu, pour lesquelles nous avons prié, intercédé.



Voilà ce que je comprends être la « folie » de Dieu : c’est sa manière de déployer ses voies pour faire avancer son œuvre de grâce, pour faire s’approcher son Royaume. C’est bien entendu tellement plus que de la folie ou de la faiblesse. C’est sa sagesse et sa puissance. C’est son amour manifesté sur nous comme une bannière. C’est sa voix qui nous dit au plus profond de notre cœur : « Abandonne-toi à moi, obéis et vois, tu vas goûter à ma glorieuse provision. »



Vous avez peut-être déjà lu ce passage plutôt amusant, et pour le moins incroyable, dans 2 Rois 6,1-7 :
« 1 Les fils des prophètes dirent à Elisée : Voici, le lieu où nous sommes assis devant toi est trop étroit pour nous. 2 Allons jusqu’au Jourdain ; nous prendrons là chacun une poutre, et nous nous y ferons un lieu d’habitation. Elisée répondit : Allez. 3 Et l’un d’eux dit : Consens à venir avec tes serviteurs. Il répondit : J’irai. 4 Il partit donc avec eux. Arrivés au Jourdain, ils coupèrent du bois. 5 Et comme l’un d’eux abattait une poutre, le fer tomba dans l’eau. Il s’écria : Ah ! mon seigneur, il était emprunté ! 6 L’homme de Dieu dit : Où est-il tombé ? Et il lui montra la place. Alors Elisée coupa un morceau de bois, le jeta à la même place, et fit surnager le fer. 7 Puis il dit : Enlève-le ! Et il avança la main, et le prit. »



Notez qu’il n’y a dans l’histoire que des fils de prophètes, donc des hommes qui ont en quelque sorte grandi dans l’Eglise (l’assemblée) d’Israël et qui ont entendu les paroles de Dieu toute leur vie. Et survient alors une situation imprévue et dramatique pour l’un d’eux. La première réaction est la panique, ce n’est pas du tout ce qui était prévu ! Mais Elisée est présent et c’est un homme de Dieu, c'est-à-dire qu’il connaît Dieu et sait de quoi il est capable. C’est également quelqu’un qui a une relation personnelle avec lui. C’est tout ce qu’il fallait pour entraîner le miracle. Pour vous dire à quel point c’est accessible : il suffit d’entretenir une relation personnelle avec Dieu. Et au travers du miracle qui va être opéré, nous pouvons voir à quel point le Seigneur prend soin des détails de nos vies. Un fer de hache, une fin de mois difficile, un poste inaccessible, une grossesse impossible, etc. Des plus petits détails de nos vies, jusqu’aux plus importants, Dieu est capable de les mener à la victoire.



Alors je vous pose la question : est-ce qu’Elisée avait découvert une nouvelle loi physique ? Comme nous avons Newton et sa pomme qui manifeste la pesanteur, nous aurions aussi Elisée et son bâton qui fait surnager le fer d’une hache ? Non, bien évidemment, c’est bien plus profond que ça. Il n’y a aucune raison, aucune théorie physique qui pourrait expliquer ce qui s’est passé au bord du Jourdain ce jour-là. C’est tout simplement parce que l’origine de ce miracle est spirituelle. Nous venons d’assister à la manifestation d’une nouvelle loi qui n’existe pas dans cet espace-temps qu’est la terre. C’est la manifestation d’une loi spirituelle, une loi du Royaume des Cieux.










© Cédric Fruhinsholz, septembre 2018