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Le gouvernement de Dieu - 3/5

Rappelons-nous qu’il y a un ordre établi par Dieu dans la création. Il a créé le monde par sa Parole. Et plus précisément, dans Hébreux 11,3 nous lisons : « C’est par la foi que nous reconnaissons que l’univers a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles ». L’invisible entraîne le visible. En d’autres termes, le spirituel précède et influence le naturel. C’est pour cela qu’il y a dans les lieux célestes, invisibles, autant de combats spirituels. Prenons Daniel 10,12-14 : « Il (l’ange) me dit : Daniel, ne crains rien ; car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre, et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause de tes paroles que je viens. 13 Le chef du royaume de Perse m’a résisté vingt et un jours ; mais voici, Michaël, l’un des principaux chefs, est venu à mon secours, et je suis demeuré là auprès des rois de Perse. 14 Je viens maintenant pour te faire connaître ce qui doit arriver à ton peuple dans la suite des temps ; car la vision concerne encore ces temps-là ». Et de rajouter au verset 20 : « Il me dit : Sais-tu pourquoi je suis venu vers toi ? Maintenant je m’en retourne pour combattre le chef de la Perse ; et quand je partirai, voici, le chef de Javan viendra ».



Comprenons bien ceci : il y a des lois et des puissances spirituelles, invisibles, qui gouvernent notre univers, et qu’il ne faut pas négliger, parce qu’elles sont puissantes et agissantes. Il y a par exemple les lois des bénédictions, mais aussi des malédictions, qui peuvent courir sur plusieurs générations tant qu’elles ne sont pas brisées par la confession et la repentance devant Dieu. Mais nous savons aussi que les événements de notre monde, les décisions politiques, sont influencés par ce qui se passe dans les lieux célestes, comme on vient de le lire. Le combat est réel et constant. Satan veut gouverner le monde, pour le conduire à sa destruction, la fin de la création de Dieu. Mais par l’activité des anges de Dieu et la prise d’autorité de son Eglise, il n’arrivera pas à ses fins. Mais il faut pour cela que son Eglise revête son sacerdoce royal, c'est-à-dire gouvernemental. Il n’est pas question d’un gouvernement terrestre, vous l’avez compris, mais tout d’abord d’un gouvernement spirituel, du Royaume des Cieux.



La notion de gouvernement est essentielle, parce que ça fait partie de notre identité d’enfants de Dieu. « Or, si nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et cohéritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec lui, afin d’être glorifiés avec lui » (Romains 8,17). Cohéritiers de Christ, c’est-à-dire que nous bénéficions du même héritage que lui. Et nous avons une réelle autorité, la même autorité créatrice que Dieu lorsqu’il a créé l’Univers, parce qu’en Jésus, nous y avons accès. L’autorité pour commander, pour gouverner, pour ordonner et que les choses arrivent. Et nous allons voir comme nous en avons parlé, la puissance de Dieu qui répond à sa sagesse. Nous allons voir des transformations et des vies changées, des lieux libérés pour la gloire de Dieu. Notre Royaume va s’élargir et les lignes ennemies vont s’éloigner. C’est notre appel. Et avec l’appel, la provision, le moyen d’y arriver. Si nous exerçons l’autorité de Dieu avec force et conviction, soyons assurés de son efficacité.



Prenons les chamans, les magnétiseurs, les médiums et tous les praticiens de ces « sciences » et médecines ésotériques, orientales, New Age. Ils reconnaissent l’influence du monde invisible sur nos vies et ils développent cette recherche d’autorité spirituelle. Ils sacrifient leur temps et leur argent, parfois jusqu’à leur âme, pour acquérir plus. Alors pourquoi négligerions-nous ces choses essentielles, les lois et la puissance de notre Royaume, supérieur au leur, nous l’Eglise de Dieu ?



Il y a une différence cruciale entre eux et nous. Parce que beaucoup de ces spécialistes se revendiquent de faire ça pour le bien d’autrui, pour améliorer leur condition de vie. Si la motivation semble honnête, ce n’est pas la bonne. Nous, l’Eglise de Dieu, n’agissons qu’en obéissance à l’appel de Dieu. Tout ce que nous faisons doit être le fruit de notre obéissance à Dieu. Si nous avons l’autorité de guérir les malades, ressusciter les morts, purifier les lépreux et délivrer les démoniaques (Mt 10,8), c’est uniquement en réponse aux commandements de Jésus. Si nous avons la capacité de déplacer des montagnes, marcher sur l’eau, accomplir toutes les autres choses que Jésus a faites et de plus grandes encore (Jean 14,12), c’est uniquement pour répondre à l’appel particulier de Dieu. Voilà notre cadre, l’obéissance. Tout autre chose ou motivation sera appelé magie, idolâtrie, dès l’instant que ce n’est pas commandé par Dieu. C’est de l’idolâtrie dès lors que ça ne rend pas gloire à Dieu, mais à quoi que ce soit d’autre (nous-même, une « noble » cause, de bons sentiments humanistes…). D’où l’importance de faire les choses avec conviction. « Car tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Ro 14,23). Nos convictions doivent être liées à l’obéissance, à la Parole de Dieu. Elles doivent être animées de foi pour être efficaces, « or la foi vient de ce que l’on entend, et ce que l’on entend vient de la Parole de Christ » (Ro 10,17). Voyez comme tout se rejoint parfaitement.



Nous ne sommes pas des magiciens, mais des gouverneurs, des rois et des reines dans un royaume et nous sommes soumis à notre Dieu et Père, à l’exemple de Jésus. Rappelons-nous que même le Seigneur ne faisait que ce qu’il voyait faire au Père (Jean 5,19), rien de plus. Nous sommes équipés pour accomplir ses œuvres et uniquement ses œuvres, c’est notre cadre d’autorité. Mais nous devons gouverner, sinon, l’autre camp prendra la place, s’il n’y est pas déjà. Et ce n’est pas bon. Si nous ne portons pas de fruits, nous ne resterons pas en place, de la même manière que le Seigneur n’a pas épargné le figuier stérile (Marc 11). Alors gouvernons, parlons avec autorité et participons à faire descendre le Royaume de Dieu sur la terre, à commencer par notre propre maisons, notre entreprise, etc.








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© Cédric Fruhinsholz, septembre 2018