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Ôter ses verrous - 5/5

Voyons ce dernier passage de Josué avant l’attaque de Jéricho. Il vient de faire traverser le Jourdain à tout le peuple d’Israël qui se trouve enfin en terre de Canaan. Pour la première fois depuis 40 ans, la manne ne sera pas donnée le matin, c’est le temps de la maturité où le peuple doit se prendre en main. Et la première ville ennemie est Jéricho.



Lisons Josué 5,13 à 6,6 : « Comme Josué était près de Jéricho, il leva les yeux, et regarda. Voici, un homme se tenait debout devant lui, son épée nue dans la main. Il alla vers lui, et lui dit : Es-tu des nôtres ou de nos ennemis ? 14 Il répondit : Non, mais je suis le chef de l’armée de l’Eternel, j’arrive maintenant. Josué tomba le visage contre terre, adora, et dit : Qu’est-ce que mon seigneur dit à son serviteur ? 15 Et le chef de l’armée de l’Eternel dit à Josué : Ote tes souliers de tes pieds, car le lieu sur lequel tu te tiens est saint. Et Josué fit ainsi. 1 Jéricho était fermée et barricadée devant les enfants d’Israël. Personne ne sortait, et personne n’entrait. 2 L’Eternel dit à Josué : Vois, je livre entre tes mains Jéricho et son roi, ses vaillants soldats. 3 Faites le tour de la ville, vous tous les hommes de guerre, faites une fois le tour de la ville. Tu feras ainsi pendant six jours. 4 Sept sacrificateurs porteront devant l’arche sept trompettes retentissantes ; le septième jour, vous ferez sept fois le tour de la ville ; et les sacrificateurs sonneront des trompettes. 5 Quand ils sonneront de la corne retentissante, quand vous entendrez le son de la trompette, tout le peuple poussera de grands cris. Alors la muraille de la ville s’écroulera, et le peuple montera, chacun devant soi. 6 Josué, fils de Nun, appela les sacrificateurs, et leur dit : Portez l’arche de l’alliance, et que sept sacrificateurs portent sept trompettes retentissantes devant l’arche de l’Eternel. »



Josué rencontre en réalité Jésus. Immédiatement, Josué adore, et à ce moment-là le chef de l’armée de l’Eternel lui dit quelque chose de primordial qui concerne l’adoration : « Ôte tes souliers ». C’est la deuxième et dernière fois que l’on entend ça. La première fois s’est produite lorsque Moïse s’est trouvé devant le buisson ardent. En hébreu nahal, ici pour souliers, signifie « fermé à clé, verrouiller ». Je crois qu’il n’y a pas qu’une affaire de pieds nus dans ces deux événements. C’est que nous avons souvent nos propres verrous, et je parle de notre intelligence, de nos conceptions des choses, nos attentes, autant d’idées préconçues qui nous empêchent de revenir les stratégies qui émanent de la sagesse de Dieu. Nous l’avons dit plus tôt, la sagesse de Dieu est une folie pour nous. Et si nous restons verrouillés, nous ne pouvons pas la saisir. Il nous faut impérativement entrer dans la présence de Dieu l’esprit ouvert, soumis, prêts à recevoir des choses qui nous semblent folles, mais des ordres auxquels nous allons tout de même obéir. Regardons Josué, sa victoire devait passer par faire plusieurs fois le tour d’une ville fortifiée, puis sonner du shofar et crier pour faire s’écrouler les hautes et épaisses murailles ! S’il avait gardé ses verrous, son raisonnement humain, sa sagesse humaine, il aurait vite fait de trouver l’idée trop suicidaire. Et pourtant, avec la sagesse divine vient la puissance, car lorsque Dieu envoie, il pourvoit, et c’est exactement ce qu’il s’est passé.



A l’occasion, lisez chez vous le passage de Juges 6 à 8, où Gédéon rencontre l’ange de l’Eternel et où celui-ci va lui révéler une vraie stratégie militaire, humainement complètement folle, mais qui va pourtant lui faire posséder les portes de ses ennemis. Posséder la porte des ennemis, c’est la promesse de Dieu à Abraham et à nous ses enfants, dans Genèse 22,17. C’est l’établissement de son Royaume qui s’étend sur la terre, et ça se passe en recevant sa sagesse, pour gérer ses affaires à sa manière, c'est-à-dire dans la victoire. Nous avons besoin de ses stratégies, mais cela requiert de nous une obéissance entière, dans la confiance qu’il est présent et prêt à nous tendre la main si nous semblons couler. Osons lui faire confiance et soumettre notre sagesse à la sienne, pour sa gloire.








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© Cédric Fruhinsholz, septembre 2018