Le repos de Dieu

« Béni soit l’Eternel, qui a donné du repos à son peuple d’Israël, selon toutes ses promesses ! De toutes les bonnes paroles qu’il avait prononcées par Moïse, son serviteur, aucune n’est restée sans effet » (1Rois 8,56).

S’il y a bien une chose que nous cherchons tous, c’est un temps de repos, de vrai repos, où nous nous sentons légers, détendus, sans poids ni sur le cœur, ni sur les épaules, l’esprit calme et apaisé. J’ai une bonne nouvelle pour vous, ce n’est pas qu’un rêve, c’est une promesse de l’Eternel, et comme il est écrit, AUCUNE ne reste sans effet !

Lors de la dédicace du Temple, Salomon a prié Dieu de tout son cœur. Ce qu’il voulait, c’était sa présence, sa relation, sa provision, non seulement dans ce Temple, mais avec tout le peuple d’Israël. Et l’Eternel répondit : « J’exauce ta prière et ta supplication… je sanctifie cette maison… pour y mettre à jamais mon nom, et j’aurai toujours là mes yeux et mon cœur » (1Rois 9,3). Quelle grâce ! L’assurance d’être toujours sous le regard de Dieu, près de son cœur ! Notez qu’il est question ici d’Israël, et nous ne devons jamais oublier qu’il a une place d’honneur pour Dieu, de premier-né. Mais ce que nous apprend l’auteur de l’épitre aux Hébreux (3,4-6), c’est que cette « maison » que le Seigneur sanctifie, c’est aussi vous et moi : « Chaque maison est construite par quelqu’un, mais celui qui a construit toutes choses, c’est Dieu. Pour Moïse, il a été fidèle dans toute la maison de Dieu, comme serviteur… mais Christ l’est comme Fils sur sa maison ; et sa maison, c’est nous… ».

Nous sommes la maison de Dieu, celle sur laquelle il promet d’avoir toujours son nom, ses yeux et son cœur ! Que craindrons-nous ? Jésus-Christ, Fils sur la maison de Dieu, nous a déjà sanctifiés par son sang, nous rendant ainsi propres au service de Dieu. Remarquez qu’il n’est pas écrit que nous faisons partie de sa maison, mais bien que nous SOMMES sa maison, le Temple de son Esprit (1Co 6,19). C’est lui qui nous bâtit, qui nous taille et nous affermit, qui sait à quelle place nous devons être. C’est donc lui aussi qui nous appelle pour son œuvre et c’est lui également qui nous fournit les moyens d’y arriver. C’est une leçon d’humilité pour chacun de nous et c’est à cette place que nous allons pouvoir vivre le repos de Dieu.

Bien souvent, nous nous sentons écrasés par la charge de travail, par le poids des responsabilités et des enjeux, que ce soit dans le cadre du ministère, de l’église ou encore dans la vie de tous les jours. Mais ce n’est pas que ce qu’a voulu le Seigneur pour ses serviteurs : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés de fardeaux, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur ; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Car mon joug est doux (= bienveillant), et mon fardeau léger (= agile). » Quel fardeau est si doux et bienveillant qu’il nous permet d’œuvrer et d’avancer avec agilité ? Il n’y en a qu’un et c’est celui du Seigneur, c’est le seul « poids » dont nous devrions nous charger.

Vous l’avez compris, ce repos se trouve dans la pleine confiance en notre Dieu, en ses promesses et sa puissance, ainsi qu’en l’œuvre suffisante et toujours efficace de Jésus-Christ à la croix. Et de la même manière que le joug est fait pour être constamment en contact avec le corps de l’animal, nous devons entretenir une relation constante et intime avec notre Dieu. Que ce soit dans notre intercession, notre appel, nos relations et engagements, apprenons à reconnaitre les fardeaux illégitimes qui nous pèsent et nous écrasent, et libérons-nous-en, en adorant, en entrant dans l’onction du Seigneur, comme nous le dit Esaïe 10,27b : « Le joug sera détruit en présence de l’huile ». Car ce repos promis n’attend pas un jour de la semaine, ni des vacances tant désirées, mais « Dieu ordonne à nouveau un jour : aujourd’hui » (Hé 4,7). Alors « aujourd’hui, si vous entendez sa voix, n’endurcissez pas vos cœurs », prenez son joug, rentrez dans sa volonté, légère et bienveillante, et avancez dans le calme et la confiance, où sera votre force !

Article écrit par Cédric Fruhinsholz

Cédric, sa femme et ses quatre petits «Fruhi» sont originaires de France et vivent actuellement au Québec. Nul doute que leurs pérégrinations, dans différents coins du monde ont influencé sa musique et son écriture. Fils de pasteur, cet artiste de 36 ans trace d’abord son chemin personnel sur la voie de la louange pop francophone, avec notamment la sortie de deux albums en 2012 (« Que tout te rende gloire ») et 2015 (« Emerveillé »), avant de se mettre à écrire et enseigner la Parole de Dieu.

Cet article a 1 commentaire
  1. Béatrix VALENTE Reply

    Merci Cédric pour ce riche et précieux partage ! Soyez béni !

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