Se préparer aux temps de la fin 2/2

… pour la première partie de l’article, suivre ce lien.

  1. DANIEL 6 : INTERDICTION DE VIVRE LA VRAIE FOI
  • La Décision, décret « irrévocable » et « immuable » (v.8), non pas seulement d’obliger les hommes à adorer un autre dieu ou à se prosterner devant une image, mais l’interdiction formelle d’adorer et de prier tout autre dieu, dont le seul vrai Dieu, et d’exercer la seule vraie foi : « qu’il soit publié un édit royal, avec une défense sévère, portant que quiconque, dans l’espace de trente jours, adressera des prières à quelque dieu ou à quelque homme, excepté à toi, ô roi, sera jeté dans la fosse aux lions. » (Daniel 6,4-5 ;7).
  • Le Risque d’être jeté vivant dans la fosse aux lions, la mort physique. « … sera jeté dans la fosse aux lions. »  (Daniel 6,7).
  • La Prise de position de Daniel, dans le secret de sa chambre cette fois, où il continue à prier Dieu comme avant, mais sans s’exposer au monde, pensant être à l’abri des regards : « Lorsque Daniel sut que le décret était écrit, il se retira dans sa maison, où les fenêtres de la chambre supérieure étaient ouvertes dans la direction de Jérusalem ; et trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant. Alors ces hommes entrèrent tumultueusement, et ils trouvèrent Daniel qui priait et invoquait son Dieu » (Daniel 6,10-11). Ce sera aussi un temps de délation, un temps où les technologies qui sont dans nos maison (Alexa, Google Home, etc.) et qui écoutent tout en tout temps, risquent de nous mettre en danger. Si cette persécution n’est pas encore présente, en tout cas en Occident, ces moyens sont déjà en place (et les technologies évoluent encore). Notez néanmoins que Daniel garde ses fenêtres ouvertes pour louer, il assume encore qui il est et qui est son Dieu et ce faisant, il soumet à Dieu toute autorité sur sa vie.
  • La Consécration de Daniel en toute circonstance, reconnue par le roi qui est lui-même dépassé et soumis aux lois iniques en place : « Trois fois le jour il se mettait à genoux, il priait, et il louait son Dieu, comme il le faisait auparavant » (Daniel 6,10) ; « Il appela Daniel d’une voix triste […] : Daniel, serviteur du Dieu vivant, […] que tu sers avec persévérance » (Daniel 6,20).
  • La Faveur de Dieu qui a honoré sa foi et a envoyé un ange pour le délivrer. Bien qu’au milieu de la fosse, l’ange de Dieu n’a pas permis aux lions ne serait-ce que d’ouvrir la gueule contre lui et Daniel a pu, par son obéissance, vivre le surnaturel de Dieu : « Mon Dieu a envoyé son ange et fermé la gueule des lions, qui ne m’ont fait aucun mal, parce que j’ai été trouvé innocent devant lui ; et devant toi non plus, ô roi, je n’ai rien fait de mauvais. Alors le roi fut très joyeux, et il ordonna qu’on fît sortir Daniel de la fosse » (Daniel 6,22-23a).
  • La Gloire de Dieu a été manifestée par ce témoignage aux yeux des hommes, ce qui a à nouveau entraîné le roi à adorer l’Éternel. La restauration et prospérité sur Daniel ont suivi : « Daniel fut retiré de la fosse, et on ne trouva sur lui aucune blessure, parce qu’il avait eu confiance en son Dieu » (Daniel 6,23b) ; « J’ordonne que, dans toute l’étendue de mon royaume, on ait de la crainte et de la frayeur pour le Dieu de Daniel. Car il est le Dieu vivant, et il subsiste éternellement ; son royaume ne sera jamais détruit, et sa domination durera jusqu’à la fin. C’est lui qui délivre et qui sauve, qui opère des signes et des prodiges dans les cieux et sur la terre. C’est lui qui a délivré Daniel de la puissance des lions. Daniel prospéra » (Daniel 6,26-28).

Quels témoignages ! Quels encouragements pour nous aujourd’hui qui nous tenons au seuil de l’éternité, de l’avènement de Jésus-Christ !

Avec ces trois situations, nous pouvons remarquer plusieurs choses :

  • Il y a une progression graduelle dans la stratégie de Babylone : 1/ d’abord un sujet anodin qui met en cause l’intégrité physique, en opposition aux convictions ; 2/ une soumission spirituelle sans interdiction de sa propre foi ; 3/ une soumission spirituelle avec cette fois interdiction formelle de sa foi : l’Eglise véritable de Jésus-Christ devient officiellement hors-la-loi. Cette progression pernicieuse est un peu comme l’histoire de la grenouille que l’on veut cuire dans une casserole, où l’on fait chauffer l’eau doucement pour l’endormir et la tuer sans qu’elle ne se rende compte du danger. Mais plus tôt nous déciderons de tenir ferme, plus nous serons capables d’affronter les oppositions à venir. C’est un exercice de la foi que nous avons tous la capacité de réussir, car « quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12,10). Le Seigneur équipe ceux qui le désirent et recherchent sa face, n’ayez aucun doute là-dessus.
  • Il y a invariablement une prise de position tranchante qui nous contraint à être prêt à perdre quelque chose (un travail, une position, des amis, des habitudes, des libertés, etc.). Mais même de cela, Jésus nous a déjà averti, et il nous a même dit quoi faire dans une telle situation, à l’image de Daniel : « Alors Jésus dit à ses disciples : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la trouvera » (Matthieu 16,24-25). Il arrivera un moment où nous devrons peut-être sacrifier une partie importante de notre vie, mais sachez que le Seigneur n’oublie pas et qu’il honore et restaure ceux qui s’abandonnent à lui.
  • Notez enfin ceci : être prêt dans son cœur à perdre quelque chose ne veut pas forcément dire la perdre réellement, comme on peut le voir avec l’histoire d’Abraham et Isaac : « L’ange dit : N’avance pas ta main sur l’enfant, et ne lui fais rien ; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. […] Abraham donna à ce lieu le nom de Yehovah-Yireh. C’est pourquoi l’on dit aujourd’hui : A la montagne de l’Eternel il sera pourvu » (Genèse 22,12 ;14). C’est d’abord un sacrifice de cœur, de sa volonté, en faveur de l’honneur et la volonté de Dieu. Abraham avait la promesse de Dieu d’un héritier et il l’a chéri dans son cœur, même lorsqu’il a n’a pas compris pourquoi il devait le perdre. Mais le Seigneur a honoré son obéissance, sa consécration et il n’a pas perdu son fils, par qui la promesse allait s’accomplir. Cette œuvre de la foi a justifié Abraham devant Dieu, et de son côté, l’Eternel a pourvu en tout.

Triage nécessaire de l’armée de Gédéon

En lien avec l’histoire de Daniel, l’exemple de Gédéon (Juges 7) nous exhorte d’une part à ne pas craindre, et d’autre part à ne pas nous hâter. L’Eternel se forme une armée à partir d’un reste, un thème récurrent de la Parole, afin que la gloire lui revienne à lui seul et non aux hommes (Juges 7,2), et il en fait le « triage » (Juges 7,4). Ce verbe de trier, tsaraf, signifie littéralement « raffiner, épurer, éprouver et contrôler ». D’une certaine manière, en faisant cela, le Seigneur fait le contrôle de ses troupes. C’est de cela dont parle aussi l’apôtre Jacques lorsqu’il nous exhorte à endurer les épreuves qui sont comme le contrôle technique de notre foi : « Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit l’endurance. Mais il faut que l’endurance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu’il ne vous manque rien. » (Jacques 1,2-4)

Voici donc les deux tests de Dieu pour l’armée de Gédéon, le reste qu’il envoie pour la victoire :

  1. Ceux qui sont craintifs et qui ont peur sont renvoyés chez eux. En effet, la peur et l’intimidation nous retirent toute force, nous empêche de réfléchir clairement et entravent notre marche. Il n’y a rien de pire pour avancer avec le Seigneur que la peur. Et nous voyons ici que l’armée de Gédéon est amputée de plus des 2/3 de son effectif, passant de 32000 à 10000 hommes, soit une séparation de presque 69% (Daniel 7,3). La crainte s’oppose à la confiance en Dieu, en ses promesses et en sa fidélité. Il faut pour cela regarder les circonstances et les tempêtes non avec les yeux de la vue, mais les yeux de la foi.
  1. Dieu sépare ensuite deux groupes pour achever son triage :
  • Il y a ceux qui se précipitent pour boire l’eau de la source en se mettant à genoux, prenant ainsi une position qui les rend vulnérables lors du combat (le terme hébreux kara’, traduit « se mettre » à genoux, signifie littéralement « se courber, s’humilier à genoux »). Ils se hâtent sans prendre les précautions nécessaires et plongent le visage dans l’eau. De cette manière, si l’opposition arrive, ils n’ont pas le temps de le réaliser et de se saisir de leur arme, et ils sont ainsi exposés aux attaques.
  • Et ceux qui restent alertes et prudents, prenant une position de défense et amenant l’eau à leur bouche pour ne pas perdre de vue ce qui se passe autour et ne pas être pris au dépourvu en cas d’attaque soudaine. C’est ceux-là que l’Eternel choisit, car ils veillent et restent sur leur garde.

L’armée de Gédéon est ainsi passée de 10000 à 300 hommes, soit moins de 1% de l’armée d’origine ! Et Dieu leur a donné la victoire sur une armée de 135000 hommes (Juges 8,10), soit à 1 contre 450.

Ce triage n’est pas un jugement

Il n’est pas question ici de perdre son salut, ou d’être un moindre chrétien, mais d’être prêt, alerte et de faire partie de l’armée de l’Eternel, disponible et aguerrie. Jésus le dit en Matthieu 22,14 : « il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus », car malheureusement, et c’est le Seigneur lui-même qui le dit, peu ont passé le test de la préparation et de la consécration. Certains ont peur de tout abandonner pour Dieu, d’autres n’ont pas peur, mais prennent des risques qui les exposent et les mettent en danger.

Et il n’est JAMAIS TROP TARD ! La Bible est remplie d’exemples et de femmes que le Seigneur a utilisé et qui pourtant étaient mal partis. Pierre a renié Jésus au pire moment de son ministère, non pas une, ni deux, mais trois fois, à cause de la peur. Mais son cœur repentant a permis à Dieu de l’utiliser et de faire de lui l’apôtre qu’il a été. Que ce soit un encouragement pour chacun de nous et une exhortation à rechercher sa volonté dans l’obéissance et la consécration.

Le Dieu des chemins nouveaux

L’Eternel trace des chemins là où il n’y en a pas, il ne faut donc jamais perdre espoir et persévérer dans l’obéissance. Il est fidèle et le prouve constamment. Prenons le temps de nous rappeler et de relire toutes les histoires merveilleuses où il a manifesté sa gloire en créant des chemins nouveaux :

  • Il a ouvert la mer Rouge en deux pour que le peuple d’Israël traverse à sec (Exode 14,22)
  • Donné de la manne à tout le peuple chaque matin pendant 40 ans (Psaume 78,24)
  • Fait couler de l’eau d’un rocher pour abreuver plusieurs millions de personnes et leurs troupeaux (Exode 17,1-7)
  • Ouvert le Jourdain en deux alors qu’il était en crue (Josué 3,17)
  • Fait s’écrouler les murailles de Jéricho (Josué 6,20)
  • Ressuscité des morts, à commencer par son propre fils Jésus (2 Corinthiens 1,9)
  • Rempli miraculeusement des vases d’huile et de farine (1 Rois 17,7-16)
  • Et tellement d’autres situations où il a étendu sa main et créé un chemin nouveau, inattendu, extraordinaire…

Notre Dieu est le Dieu des miracles, éternel et tout-puissant. Il mérite le sacrifice de nos vies, notre consécration. Ne le limitons pas à ce que nous pouvons imaginer, il le dépasse tellement ! Confions-nous en lui dès maintenant et préparons-nous !

Article écrit par Cédric Fruhinsholz

Cédric, sa femme et ses quatre petits «Fruhi» sont originaires de France et vivent actuellement au Québec. Nul doute que leurs pérégrinations, dans différents coins du monde ont influencé sa musique et son écriture. Fils de pasteur, Cédric trace d’abord son chemin personnel sur la voie de la louange pop francophone, avec notamment la sortie de deux albums en 2012 (« Que tout te rende gloire ») et 2015 (« Emerveillé »), avant de se mettre à écrire et enseigner la Parole de Dieu.

Cet article a 2 commentaires
  1. Pingback: Se préparer aux temps de la fin 1/2 – Cédric Fruhinsholz – Kol HaShofar

  2. Béatrix VALENTE Reply

    MERCI !

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