Conclusion – 11/11

Le tatouage est un de ces sujets qui nous forcent à approfondir ce que nous entendons par la grâce et la liberté en Jésus, la justification par la foi et la sanctification continue. C’est important de savoir définir clairement ces thèmes de la foi chrétienne, parce qu’ils en sont le fondement et que la compréhension que nous en avons va grandement influencer la manière de gérer notre vie.

Au-delà de l’aspect purement esthétique du tatouage, il y a une vraie dimension spirituelle trop souvent minimisée ou tout simplement niée. Ça n’en est pas moins réel et il ne serait pas honnête de dire le contraire, au vu de tous ces arguments. Retenons donc quatre points clés :

1. Le rapport de la loi et de la grâce : l’appel de Dieu à la sanctification remet en perspective l’intérêt de la loi pour nous croyants, non pas pour notre justification, mais en ce que la loi révèle le péché, tout ce qui s’oppose à la sainteté de Dieu. La grâce en Jésus-Christ qui nous libère de la mort, conséquence du péché, nous rend libres et capables de vivre selon les standards du Seigneur ;

2. Chercher à plaire à Dieu : l’immensité de la grâce nous pousse à lui obéir et ainsi à lui manifester notre amour et notre reconnaissance face à un siècle qui porte l’apparence et l’épanouissement personnel aux nues ;

3. Sonder nos motivations : toute action que nous entreprenons doit être le fruit d’une conviction en accord avec la Parole de Dieu. Nous devons donc profondément sonder nos cœurs et nos motivations afin de connaître ce qui nous pousse à nous faire tatouer et en discerner l’utilité ;

4. Les fondements de mon identité : en Christ, nous sommes une nouvelle création, rachetés pour lui, adoptés comme des fils et des filles, au travers de son sang. Nos corps, comme tout notre être, lui appartiennent et sont destinés à lui ressembler, dans sa sainteté et bientôt dans sa gloire.

Que faire maintenant ? Si ces questions et réflexions vous ont particulièrement touchés, rappelons-nous que « si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1,9). Il n’est jamais trop tard pour la repentance d’un cœur sincère, il n’y a pas de place pour la fatalité. Nul n’est meilleur qu’un autre et nous sommes tous coupables au regard de la loi de Dieu, mais si nous l’acceptons, nous sommes aussi pardonnés par le sang de Jésus, le Messie. Et nous devons « [veiller] à ce que personne ne se prive de la grâce de Dieu » (Hébreux 12,15). Vous ne pourrez peut-être pas vous débarrasser de ces marques (encore que rien n’est impossible à Dieu !), mais le pardon de Jésus-Christ est une assurance et la grâce de Dieu est sans limite.

Laissez-moi enfin vous raconter une courte histoire. Un homme vit dans sa maison, mais a laissé des fenêtres ouvertes, ce qui fait inévitablement entrer beaucoup de poussière, certes fine et quasiment invisible au premier abord, mais qui avec le temps s’accumule et commence à salir les meubles, laissant des traces, formant des amas et pouvant aller jusqu’à coincer des portes. S’apercevant de ça et désirant régler le problème, le propriétaire prend la décision de fermer les fenêtres. Mais ça ne règle pas le problème de la poussière déjà dans la maison. Il prend alors un balai et fait le ménage, nettoie les meubles sales et libère des portes coincées. C’est en effet une bonne chose de fermer les fenêtres ouvertes, mais c’est aussi essentiel de nettoyer ensuite l’intérieur de la maison pour se débarrasser de tout ce qui est entré par cette négligence, et dans cet ordre, sinon n’a pas de sens.

En d’autres termes, nous n’avons pas à craindre les liens spirituels liés à cette pratique du tatouage, mais il est important après s’en être repenti, de les briser et de chasser au nom de Jésus-Christ tout esprit impur associé, afin de ne pas subir leurs influences néfastes sur nos vies. Ne laissons pas l’ennemi de nos âmes entraver notre marche avec Dieu. Comme il y a des lois physiques, il y a aussi des lois spirituelles, comme les lois de bénédictions et de malédictions, et si nous avons ouvert une mauvaise porte spirituelle à un moment, si nous avons donné un droit d’accès au diable, il nous faut couper cela sans plus tarder. Si ces influences ne peuvent pas nous contrôler quand l’Esprit de Dieu habite en nous, elles ne vont pas nous faciliter la vie, et il vaut bien mieux s’en défaire et vivre la vraie liberté en Jésus que d’avancer un boulet au pied. Je vous exhorte à y réfléchir fortement, et honnêtement devant le Seigneur. Cela ne coûte rien, tout a déjà été payé.

« Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4, 16)

Article écrit par Cédric Fruhinsholz

Cédric, sa femme et ses quatre petits «Fruhi» sont originaires de France et vivent actuellement au Québec. Nul doute que leurs pérégrinations, dans différents coins du monde ont influencé sa musique et son écriture. Fils de pasteur, cet artiste de 35 ans trace d’abord son chemin personnel sur la voie de la louange pop francophone, avec notamment la sortie de deux albums en 2012 (« Que tout te rende gloire ») et 2015 (« Emerveillé »), avant de se mettre à écrire et enseigner la Parole de Dieu.