Questionner nos motivations, affermir nos convictions – 8/11

Je trouve qu’il est intéressant de savoir pourquoi l’on se tatoue et quelles en sont les motivations. Y a-t-il une recherche d’identité ? Si c’est le cas, il nous faut nous rappeler que notre identité ne réside en personne d’autre qu’en Jésus-Christ. En prison par exemple, les tatouages symbolisent les clans, les groupes, les délits même. Un tel signe nous fait entrer ou nous identifie à une « famille », que ce soit pour le style ou la signification. Mais c’est malheureusement aussi souvent synonyme de rébellion, d’indépendance, de séduction. Seulement si nous cherchons à nous affirmer au travers de pratiques comme celle-ci, nous cherchons au mauvais endroit. L’indépendance, la rébellion et la séduction sont justement les trois influences qui ont conduit Adam et Eve à pécher contre Dieu. Le désir de se démarquer ne doit pas conduire à faire des compromis. Questionnons donc nos motivations. Cherchons à savoir ce qui nous entraîne à faire ces tatouages, ce que cela signifie derrière la surface ? A qui voulons-nous plaire ? Quel message voulons-nous faire passer ?

Une chose est sûre, notre motivation ne devrait pas être de plaire aux hommes ou de se donner de l’importance, car comme le dit Paul dans 1 Corinthiens 10,31 : « Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, soit que vous fassiez quelque autre chose, faites tout pour la gloire de Dieu. » La question est la suivante : est-ce que cela rend gloire à Dieu ? Mais que demande Dieu justement ? Selon Romains 12,1, c’est d’offrir « vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable ». Et de préciser immédiatement après : « Ne vous conformez pas au siècle présent… ». La recommandation qui nous est faite est d’offrir notre corps comme un sacrifice saint ! Nous voyons comme la sainteté est à nouveau requise et concerne ici particulièrement le corps.

L’apôtre Paul nous met en garde contre les convoitises et les us et coutumes de notre siècle, de tout siècle d’ailleurs, car il sait que cela concerne souvent le corps que l’ennemi réclame pour lui. Satan recherche autant de liens possibles qui lui donneront des droits légaux, afin de nous soumettre et de détruire la création de Dieu. Je ne dis pas que cela met en péril notre salut, chacun est responsable devant Dieu, mais cela peut de manière plus ou moins importante gêner notre marche avec lui, car plus nous laisserons de droits à l’ennemi de nos âmes, plus il entravera notre marche avec Dieu. Mais au contraire, Paul nous exhorte à être « transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait » (Romains 12,2).

En tant que disciples de Jésus, il convient de suivre son exemple. Or ni lui, ni aucun de ses disciples, n’ont eu recours à cette pratique. Ils étaient fixés sur le but, glorifier Dieu et faire des nations des disciples à leur tour. Cela passait par des miracles, la manifestation tangible du Royaume de Dieu, avec puissance, et Jésus nous a même promis que nous en ferions de plus grands que lui.

Y a-t-il d’autres motivations ? Sûrement, et il appartient à chacun de les rechercher et les reconnaître, car quelles qu’elles soient, elles doivent être ancrées sur quelque chose de solide, sur des convictions. Si nous n’avons pas de conviction particulière pour quelque chose, abstenons-nous ! C’est en effet la première chose qui doit nous alerter, comme l’apôtre Paul nous prévient : « tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché » (Romains 14,23b). Sachons ce que nous faisons, et pourquoi nous le faisons. Et si nous ne le savons pas, excusez- moi l’expression, mais c’est que nous sommes probablement à côté de la plaque. Que ce soit pour un tatouage ou tout autre chose, questionnons nos motivations, le pourquoi, afin d’agir par conviction et non parce que quelqu’un que nous admirons le fait, ou encore parce que c’est tendance.

Article écrit par Cédric Fruhinsholz

Cédric, sa femme et ses quatre petits «Fruhi» sont originaires de France et vivent actuellement au Québec. Nul doute que leurs pérégrinations, dans différents coins du monde ont influencé sa musique et son écriture. Fils de pasteur, cet artiste de 35 ans trace d’abord son chemin personnel sur la voie de la louange pop francophone, avec notamment la sortie de deux albums en 2012 (« Que tout te rende gloire ») et 2015 (« Emerveillé »), avant de se mettre à écrire et enseigner la Parole de Dieu.